Figure seule : H.183 x l.72 x P.37 cm (échelle humaine)
Socle : 70 x 70 x 1 cm
Poids : 170 kg
Un pilote américain de la Seconde Guerre mondiale effectue un salut militaire en direction des marais où, le 22 juin 1944, le bombardier Spare-Charlie s’est abîmé.
Le pont, brut et massif, et la sculpture, moderne et légère, se confrontent et se complètent pour créer des liens. Lorsque le pont relie les marécages à la rive droite urbanisée, l’œuvre révèle par sa position et sa posture l’évènement historique. En surplomb du fleuve et à la croisée des chemins, elle s’affirme aux yeux de tous et crée un signal, une image forte qui lie le présent au passé.
Parfois physique et matérielle, parfois légère et transparente, l’intervention artistique nous transporte dans une dimension onirique liée au thème de la disparition. Immobile et changeante, vide et pleine, l’œuvre se métamorphose et s’efface peu à peu au gré de la déambulation du spectateur. Vue de face, elle a presque totalement disparu. Un effet visuel puissant qui nous interroge sur le caractère réel de cette représentation humaine. Ce sentiment est renforcé par un effet inversé. Bras gauche levé, le personnage contemplé est le reflet d’un aviateur passé « de l’autre côté du miroir ».
Un dernier trait d’union est ainsi créé, entre le monde des morts et celui des vivants.